Lettre d'amour d'une maman à son enfant


Il y a des choses que l'on aimerait dire à ceux que l'on aime. Des déclarations, des mots d'amour posés sur papier. 


Ecrire est parfois le meilleur moyen de poser des mots sur les émotions. 



Lettre d'amour à mon enfant

Par Audrey 


« Le plus difficile dans la maternité, c’est cette inquiétude intérieure que l’on ne doit pas montrer » - Audrey Hepburn 

Tu as été mon miracle, tu es devenu depuis ma raison de vivre, de me battre, de tenir le cap certains jours. Mon espoir, ma fierté, mon tout.



Tu as bouleversé ma vie, fait de moi une maman, appris ce qu’est l’amour inconditionnel, pur, éternel. 



Sommes-nous fusionnel, trop, mal ? Cela n’a pas toujours été simple, je me suis souvent sentie dépassée, indigne, pas à la hauteur mais jamais je ne me suis posée cette question de cette façon. Ce sont certaines personnes qui ont suscité cette interrogation avec leur fameux « il faudrait peut-être couper le cordon ». Je déteste cette métaphore si culpabilisante, si jugeante ; peut-on couper le cordon avec son enfant alors qu’il n’a pas 3 ans ? Et d’autant plus lorsqu’on se retrouve maman solo ? 


Je crois qu’à certains moments de doute, d’angoisse, je me suis sentie submergée et je trouvais qu’il n’y avait rien de plus difficile dans la vie que d’être mère. L’amour maternel est instinctif et puissant, sans aucune comparaison possible mais le rôle de mère, encore plus de maman solo, est angoissant, usant parfois, épuisant souvent. Il n’y a rien de plus stressant que d’être dans ce rôle de référent permanent, de pilier, de repère. 


En effet, je l’avoue, parfois je crie, je perds patience. A d’autres moments, je me sens dépassée par cette responsabilité que tu représentes et l’angoisse me serre le ventre. Souvent j’ai peur de ne pas pouvoir t’offrir la vie que tu mérites et les larmes coulent. Toutes ces émotions sont démultipliées depuis que nous ne vivons plus que tous les deux mais à aucun moment elles ne prennent le pas sur ma responsabilité de maman et cet amour inexplicable qui nous lie. 


Je sais que j’ai fait des erreurs et j’en fais encore, je sais que mon amour pour toi ne doit pas être synonyme de sacrifice mais t’aimer mal, t’aimer trop ? Je ne me pose pas la question, je t’aime, tout simplement. Ce lien de chair  et de sang, de cœur, naturel, absolu, est unique. Cet amour inconditionnel me ferait presque croire en l’immortalité des sentiments. C’est omniprésent, tu es toujours là, même quand tu es ailleurs car tu fais partie de moi, même si je ne suis pas que maman, mais tu définis une partie de la femme que je suis devenue. 


Tu m’as appris plein de choses du haut de tes quelques années de vie ; tu me donnes chaque jour des leçons de joie, d’amour, de vie. Tu n’as pas juste comblé un manque, un besoin ou une envie, tu m’as fait découvrir la plus belle des relations, la plus pure qui puisse exister entre deux êtres et si j’ai douté à une époque de l’existence de mon instinct maternel, depuis ta venue au monde tout est devenu limpide. 


Mon grand bébé, mon petit bonhomme, mon bonheur toujours et ma douleur parfois. Tu comprends déjà tellement de choses grâce à ta sensibilité, ton sixième sens et ton sens si aigu de l’observation, mais je ferais tout pour que tu gardes ton innocence, ton espièglerie, ton insouciance, ta joie de vivre. Ton sourire efface toutes les larmes de douleur et d’angoisse. 


Devenir l’homme que tu mérites de devenir. 


Pour toujours et à l’infini, je t’aime. 


Maman

Et vous, si vous deviez écrire des mots d'amour, vous diriez quoi ?

PARTAGER CET ARTICLE



Laissez un commentaire


Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant d'être affichés